Savoir choisir ses mots facilite la communication (en particulier avec l’enfant) et permet d’atteindre son but plus sûrement. Voyons comment établir un dialogue plus fluide et confiant en 5 points.

1 – Changer positivement sa vie

Savez-vous qu’en gardant un mot positif dans votre esprit, vous stimulez l’activité du lobe frontal ?
Cette zone comprend des centres de traitements spécifiques qui se connectent directement au cortex moteur responsable de votre passage à l’action.
Plus vous vous concentrez sur ce mot choisi avec soin, plus vous allez toucher d’autres zones du cerveau produisant ainsi différents effets :

  • Perception de vous-même modifiée (plus positive)
  • Perception moins suspicieuse, plus optimiste des personnes de votre entourage. La vision positive de soi-même vous conduira à voir le meilleur chez les autres
  • Perception de la réalité comme moins hostile
  • Passage à l’action plus facile
  • Bien-être général renforcé
communication positive

4 habitudes à adopter pour impulser le changement

  1. Essayez de prendre conscience des mots que vous utilisez, que vous gardez à l’esprit, que vous vous répétez… pendant une semaine par exemple.
  2. Décidez ensuite de choisir vos mots le plus souvent possible : qu’ils soient plus optimistes, plus bienveillants et plus joyeux.
  3. Chaque soir, avant de vous endormir, pensez à 3 choses qui se sont bien passées pour vous dans la journée (vous pouvez aussi les noter dans un carnet dédié : en relisant tout ce qui vous est arrivé de “bon” à la fin du mois, vous serez instantanément rempli de gratitude). Ça peut être de toutes petites choses : mon collègue m’a fait un compliment, une inconnue m’a adressé un joli sourire, un rayon de soleil m’a caressé la joue…
  4. Prenez conscience des changements qui surviennent lorsque vous cessez de perdre votre énergie à entretenir des mots et des pensées négatifs. Ils seront peut-être tout petits au début puis prendront de l’ampleur au fur et à mesure qu’un nouveau cercle, vertueux cette fois, se mettra en place.

En résumé, en nous concentrant et en réfléchissant à des idées et des émotions positives, nous pouvons :

  • diminuer les tendances à la dépression,
  • améliorer notre bien-être général,
  • accroître la fonctionnalité de notre cerveau.

L’effet de cet exercice, pratiqué pendant au moins 21 jours, perdurera plusieurs mois. C’est aussi un merveilleux rituel à partager avec votre enfant avant qu’il s’endorme. Évoquer tout le positif de sa journée l’aidera à faire de beaux rêves et lui forgera un solide optimisme.
Vous pouvez également introduire le cahier de gratitude dans vos rituels du soir avec lui.

2 – « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » !

Marshall B. Rosenberg a choisi ce titre très évocateur pour son livre sur la communication non violente.

Évitez d’ériger des murs en parlant à l’enfant

Concernant plus spécifiquement la relation à votre enfant, vous gagnerez beaucoup en confiance (vous ouvrirez des fenêtres !) si vous refusez autant que possible les paroles qui visent à :

  • Obtenir l’obéissance instantanément (je ne te le dirai pas 2 fois)
  • Tenter de culpabiliser (tu me rendras folle)
  • Nier les émotions (ce n’est rien)
  • Diminuer la confiance (tu vas tomber)
  • Étiqueter, en positif comme en négatif (tu es belle/moche). Les étiquettes nous collent à la peau
  • Comparer (ton cousin est plus débrouillard que toi)

3 – Certains mots sont à bannir

On tendra à les employer le moins possible parce qu’ils amènent une confusion ou génèrent une pression.

Mais

  • 13 c’est une bonne note, mais je sais que tu peux faire encore mieux.
  • J’ai bien aimé ton spectacle, mais c’était un peu trop long.
  • Tu as bien joué, mais c’est dommage que tu n’aies pas marqué un but, etc.

Ce mot annule le positif énoncé avant lui. On le bannit donc autant que possible !

Devoir et falloir

Parce qu’ils induisent une attente et génèrent une pression :

  • Tu devrais…
  • Tu ne devrais pas…

De plus, en projetant ainsi son attente sur l’enfant et on ne peut que s’exposer à ressentir de la déception voir de la colère s’il n’y répond pas.

  • Il faut que je…/ que tu…

Observez à quelle fréquence vous employez ces verbes pour vous-même d’abord ou pour autrui et comment ils peuvent constituer une coercition, voire un chantage déguisé.
Observez seulement.
Inutile de dire : Il faut que j’arrête de dire « je dois » ! Et si vous le dites malgré tout, riez gentiment de vous !

Réussir à communiquer de façon optimale demande du temps

Soyons patients avec nous-mêmes, compréhensifs !
On ne nous a pas appris à avoir une parole « impeccable ».

Acceptons de faire des erreurs, c’est à travers elles que nous apprenons, tout comme nos enfants…

4 – « Que votre parole soit impeccable »

C’est peut-être, au quotidien, le plus difficilement applicable des 4 célèbres “Accords toltèques” de Don Miguel Ruiz.
Une parole impeccable “n’agresse pas, ne critique pas et ne juge pas. Elle n’est dirigée ni contre moi-même ni contre autrui.”
C’est le langage du cœur, il sert la vie.

On évitera donc les ragots, médisances, jugements envers qui que ce soit. En entretenant tout ce négatif en nous et autour de nous, on lui donne de la force et il ne manquera pas de rejaillir dans notre propre vie. On montre par la même occasion, un exemple qui desservira l’enfant.

Vous rencontrerez probablement des difficultés à respecter cet accord, mais c’est normal : c’est un apprentissage et une nouvelle habitude à installer.
Soyez persévérant !

5 – Idée de jeu à deux pour mieux communiquer

Comment pourriez-vous parler plus « juste » ?

Je vous propose, pour commencer, de vous entraîner à travers ce jeu à faire avec les enfants.

Marshall Rosenberg, fondateur de la Communication Non Violente, a choisi 2 animaux pour personnifier le langage violent et le langage empathique. Il s’agit du chacal (pour la violence) et de la girafe (pour l’empathie).

  1. Proposer à l’enfant de choisir vos deux propres représentations (2 autres animaux ou pourquoi pas des phénomènes naturels comme la tempête et l’arc-en-ciel par exemple ?)
  2. Dessinez-les ou représentez-les par un symbole simple sur une feuille de papier ou de carton. Vous pouvez aussi découper dans un magazine et coller deux images qui vous conviennent, une sur le recto, l’autre sur le verso de la feuille de papier.
  3. Lisez chacune des phrases ci-dessous avec l’enfant et demandez-lui de vous présenter le symbole qui convient en fonction de la “tonalité”, tempête ou arc-en-ciel par exemple.
  • Il y a des miettes sur la table.
  • Tu es égoïste
  • Le paquet de bonbons est vide
  • Tu m’as donné un coup de pied et j’ai mal à la jambe
  • Tu es toujours en retard
  • Tu es une vraie brute
  • Je t’attends depuis 10 minutes
  • Tu n’as aucun goût pour choisir tes vêtements
  • Tu ne sais pas manger sans en mettre partout
  • La couleur de ton pull est très vive

Peut-être aurez-vous remarqué que les phrases pourraient être associées par paires ? Vous pourrez continuer le jeu avec vos propres phrases.
Amusez-vous bien !

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Bibliographie :

  • Rosenberg Marshall : Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs : introduction à la communication non violente (La Découverte).
  • Ruiz Miguel : Les 4 accords toltèques, La voie de la liberté personnelle (Jouvence).

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