J‘ai moi-même bien connu la spirale effrayante des répétitions : je rencontrais toujours le même type de personnes, de situations, d’émotions, de peurs, d’obstacles, d’échecs…

Je cherchais pourtant à évoluer, il me semblait que j’avais changé… J’avais l’impression de mieux comprendre, d’être plus lucide. Mais je trébuchais à nouveau sur la première difficulté. Et je culpabilisais, je me jugeais trop (faible, influençable, incompétente) ou pas assez (sûre de moi, volontaire, douée)…

Alors j’ai incriminé mon passé, mon karma, mon caractère, mes gênes. Et puis, je courais derrière le bonheur, comme le chat poursuivant sa queue…

Il m’a fallu commencer par nettoyer mes croyances. Et tout a commencé à changer dans le bon sens quand j’ai adopté de nouveaux paradigmes, plutôt perturbants certes… (On connaît les réticences de l’humain en général dès qu’il est question de changement !)

Ces cinq nouvelles croyances ont littéralement changé mon existence, y insufflant beaucoup plus de sérénité et de joie. Peut-être souhaiterez-vous tenter de les inclure dans la vôtre…

nettoyer ses croyances

1 – Je suis responsable de ma vie

C’est une des idées les plus difficiles à adopter !

On pourra même, dans un premier temps, s’indigner à la pensée d’imaginer que nous puissions générer notre propre malheur.

Si j’accuse quelque chose (la maladie, le manque d’argent, d’amour…) ou quelqu’un (mon conjoint, ma mère, ma fille,ma collègue, mon patron, les dirigeants politiques…) de causer mon malheur, ça m’évite certes d’avoir à agir, mais ça veut aussi dire que je donne tout pouvoir à l’extérieur et que j’en suis dépendant(e) pour mon bien-être.

En acceptant d’endosser sa responsabilité (très différente de la culpabilité), on adoptera en même temps une attitude qui va de pair, et qui consiste à ne pas se plaindre.

Moins je me plains, plus j’ai de chances d’avancer vers mon but !

2 – Des actions identiques produisent des résultats identiques

Un autre des paradoxes de l’humain, est de réitérer les mêmes processus et de s’étonner de ne pas voir de changement dans la situation.

Si par exemple, je suis désolée de ce que mon enfant ne s’intéresse pas aux nombreux livres que je lui ai déjà achetés et que j’en acquiers un énième en espérant que ce sera le bon, il y a de fortes chances pour que je sois déçu.

Einstein le disait : « La folie c’est d’agir toujours de la même manière et de s’attendre à un résultat différent »

C’est une des erreurs fréquemment commises dans les domaines de l’éducation ou de la pédagogie.

On se rend bien compte que l’enfant n’a pas la réaction escomptée ou ne comprend pas, mais on recommence à avoir la même exigence ou à donner la même explication.

Parce qu’on ne prend pas le temps d’essayer d’appréhender la situation différemment et que ce n’est pas facile de se remettre en question…

Quand je n’obtiens pas le résultat escompté, je cherche une autre solution au problème.

3 – La clé du bonheur n’est pas dans l’avoir

Combien sommes-nous à penser que si nous possédions (de l’argent, une maison, un bijou, une promotion… ou un mari aimant, des amis sincères, des enfants sages… ou encore, davantage de santé, de connaissances, de sagesse…), nous serions enfin heureux !

Nous mettons le bonheur à l’extérieur, comme une cible à atteindre.
C’est pourquoi nous poursuivons indéfiniment de nouveaux buts et sommes perpétuellement dans le “faire”.

J’ai couru après toutes sortes de biens matériels ou spirituels et aucun n’a su étancher ma soif…

Le bonheur est une façon d’être dont la graine est déjà en vous et ne demande qu’à pousser et s’épanouir.
Encore faut-il lui en laisser le temps, la place et lui apporter la nourriture adéquate !

Si nous souhaitons donner aux enfants de notre entourage, la clé d’une vie heureuse, il est urgent de leur offrir des plages d’inactivité, de “vacance”, de vide. Pour qu’ils puissent se rencontrer eux-mêmes et cultiver la joie et l’être.

Et nous pouvons leur montrer par notre exemple que savoir apprécier ce que l’on a et qui l’on est, est le plus sûr moyen de vivre harmonieusement et en paix, dès aujourd’hui !

croyances et clés du bonheur

4 – La vie me veut toujours du bien

Soyons sûrs que la vie est toujours du côté de la construction, même quand ça ne semble pas le cas, parce que ça fait mal par exemple (comme le fait de grandir ou d’accoucher…)

Si on adopte ce point de vue,

  • d’abord on arrête de se plaindre dès que les choses ne se passent pas comme nous l’aurions voulu. (la plainte est contre-productive nous l’avons déjà évoqué)
  • Ensuite on examine à deux fois la situation pour voir quels bénéfices cachés elle peut bien apporter. Et on en trouve toujours !
  • Alors on accepte ce qui nous est proposé de différent, on en apprécie tous les bienfaits visibles ou à venir.
  • Et on remercie.

Difficile de remercier, me direz-vous, si la vie m’envoie par exemple, une maladie. Pourtant nombre de personnes ont finalement réalisé que la maladie les avait sauvées de bien pire…

Peut-être connaissez-vous l’histoire ancienne de ce paysan que tout le monde plaint parce que son fils unique s’est cassé la jambe en tombant à cheval au moment des récoltes.
Le père répond inlassablement à ceux qui compatissent à son malheur et déplorent la situation : “Nous verrons bien”.
Quelques jours plus tard, la guerre est déclarée et tous les jeunes hommes sont réquisitionnés.
Le fils, avec sa jambe cassée, échappe au pire !

5 – La vie est magnifique

Si je choisis mon point de vue, je peux saisir toute la force, le jaillissement puissant, la beauté et l’abondance de la vie. Croyez bien que je ne cherche pas à choquer quiconque en disant ça.

Si vous avez l’impression de crouler sous les malheurs, vous m’en voudrez peut-être d’oser vous parler de choix. Et c’est votre droit.

Je suis pourtant persuadée que m’apitoyer sur le sort de quiconque ne serait pas la meilleure façon de l’aider…

Il est des humains qui, dans les pires conditions de vie, ont trouvé le moyen de garder intacte, malgré tout, une parcelle de bonheur, une étincelle de lumière.
Ceux-là sont des rois, des princes, des hommes libres !
Parce qu’ils ont refusé jusqu’au bout de ne pas avoir le choix !

Vous voulez le meilleur pour vos enfants, vous les rêvez princes !
Ne contribuez pas à en faire des mendiants (en les laissant dans l’illusion qu’ils n’ont pas), le choix ni des victimes qui se plaignent ou de perpétuels insatisfaits rêvant seulement du dernier gadget à posséder.

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